Archives de catégorie : Informations

Lisez bien les mails de votre opérateur

Il vous réserve parfois une très mauvaise surprise

25 juin 2025

Ne négligez surtout pas les mails que vous recevez régulièrement de votre opérateur mobile ou de votre fournisseur d’accès à Internet : certains messages vous informent d’un changement très désagréable.

Comme tout le monde, vous recevez régulièrement des mails provenant de de votre opérateur mobile ou de votre fournisseur d’accès à Internet. Si la plupart concernent votre consommation et vos factures, certains correspondent à des offres commerciales avec, par exemple, des promotions pour un nouveau smartphone ou des services supplémentaires. Des informations tellement récurrentes – et souvent inintéressantes – que vous finissez par ne plus y prêter attention. Au point de ne même plus ouvrir ces messages. Et c’est précisément là que se situe le piège.

Car entre ces mails habituels, se glissent parfois des messages vraiment importants. Et pour cause : ils vous informent d’un changement de tarif. Et jamais pour une baisse, évidemment ! Il s’agit toujours d’une hausse de votre abonnement, généralement de quelques euros par mois. Sauf que l’intitulé du mail l’affiche rarement de façon claire. En général, l’augmentation du prix est associée à une modification du service qui sert de paravent. Ainsi, les opérateurs de téléphonie mobile vous informent que ‘votre forfait s’enrichit’, et que vous allez bénéficier d’une plus grande enveloppe de data, en passant de 80 à 100 Go, par exemple. Sauf que ce joli cadeau, dont vous n’avez pas forcément besoin, mais bien mis en avant, s’accompagne d’une hausse de tarif. Dont vous vous passeriez bien et que vous ne pouvez pas toujours refuser !

Orange, Bouygues Telecom et SFR et leurs filiales low cost respectives ‑ Sosh, B&You et RED –sont les grands spécialistes de ce genre d’évolution, avec des augmentations de 1, 2, 3 ou 4 euros par mois sur leur forfait. Et les opérateurs virtuels qui s’appuient sur leurs réseaux (les MVNO comme on les appelle) comme Cdiscount Mobile, NRJ Mobile ou Auchan Telecom ont également adopté cette pratique. Sans compter que ces augmentations concernent aussi des abonnements à Internet.

Le dernier exemple en date est tout récent : dans un mail adressé le 24 juin 2025 à certains de ses abonnés, B&You – donc Bouygues Telecom– annonce une hausse de 2 euros par mois au prétexte d’avantages discutables comme un service client dédiés, des gigas en plus en Europe ou de la 5G… déjà comprise dans le forfait ! Comme souvent, l’augmentation de prix est automatiquement appliquée. Fort heureusement, il est possible cette fois de la refuser – ce n’est pas toujours le cas, mais à condition de réagir vite en cliquant sur le lien inclus pour décliner ce superbe « cadeau ». Encore faut-il lire le mail, qui risque fort de passer inaperçu. 

L’ennui, c’est que cette pratique est parfaitement légale. L’article L.224-33 du Code de la consommation autorise en effet les opérateurs de télécoms à augmenter leurs tarifs quand ils le souhaitent, à condition d’en informer leurs clients au moins un mois à l’avance et de leur laisser la possibilité de résilier sans frais leur abonnement dans les quatre mois suivant cette notification. Dans le meilleur des cas, de plus en plus rare hélas, vous pouvez conserver l’ancien tarif, en effectuant vous-même une action spécifique dans votre espace client.

Mais la plupart du temps, vous n’avez désormais que deux solutions : accepter l’augmentation ou changer d’opérateur. Quoi qu’il en soit, ne négligez surtout pas les mails de votre opérateur, même quand ils paraissent « inoffensifs » et attractifs : ils pourraient bien vous coûter cher si vous ne réagissez pas rapidement !

Comment exporter vos fichiers Google Drive

Google Drive est l’un des services les plus fiables pour stocker et organiser vos données sur le cloud. Mais des accidents se produisent, il est donc important d’avoir vos fichiers et documents sauvegardés localement. Avec l’outil d’exportation de données de Google, Takeout, vous pouvez le faire en quelques minutes.

Rendez-vous sur le site Web de Google Takeout et connectez-vous avec votre compte Google pour commencer. Par défaut, cet outil exporte vos données à partir de tous les services Google. Cliquez sur « Désélectionner tout » pour extraire uniquement une archive de votre lecteur cloud.

Faites défiler vers le bas jusqu’à ce que vous atteigniez « Drive » et cochez la case à côté.

Il y a quelques autres options en dessous que vous pourriez trouver utiles. Vous pouvez choisir les dossiers à sauvegarder à l’aide de l’option « Toutes les données Drive incluses ».

Le bouton « Formats multiples » vous permet de choisir dans quel format les fichiers seront archivés, et avec « Paramètres avancés », vous pouvez demander à Google d’inclure également un tas d’informations supplémentaires.

Une fois que vous avez terminé, cliquez sur le bouton « Étape suivante » présent en bas de la page.

Sur l’écran suivant, Google vous permet de personnaliser l’exportation. Vous avez la possibilité de spécifier si vous souhaitez que Google vous envoie l’archive par e-mail ou qu’il l’importe directement vers un autre fournisseur de stockage dans le cloud, de configurer les exportations automatiques et de définir le type et la taille du fichier de l’archive.

Cliquez sur « Créer une exportation » pour procéder à la confirmation de l’exportation.

Google va maintenant commencer à sauvegarder les dossiers que vous avez sélectionnés. Cela peut prendre des heures, voire des jours, selon les données. Si vous changez d’avis ou si vous souhaitez modifier l’exportation, vous pouvez l’annuler avec l’option « Annuler l’exportation ».

Une fois ce processus terminé, vous devriez recevoir un e-mail intitulé « Vos données Google sont prêtes à être téléchargées ». À l’intérieur de ce message, cliquez sur le bouton « Télécharger vos fichiers ». Connectez-vous à nouveau avec vos identifiants Google pour l’authentification.

Vous serez redirigé vers la page « Gérer vos exportations » où le téléchargement de votre archive commencera. Si ce n’est pas le cas automatiquement, vous pouvez le saisir manuellement avec le bouton « Télécharger » à côté de l’entrée d’exportation du lecteur dans la liste.

Dans l’archive téléchargée, « archive_browser.html » vous permet de parcourir le contenu d’une application Web personnalisée, et à partir du dossier « Drive », vous pouvez afficher et ouvrir ces fichiers individuellement.

Outre Google Drive, vous pouvez également exporter des données à partir d’autres services Google tels que Gmail et Keep.

Ne pas laisser le chargeur branché

Vous avez l’habitude de laisser le chargeur de votre téléphone branché sur la prise électrique même quand vous ne l’utilisez pas pour charger ? Voici ce que cela vous coûte sur la facture d’électricité.

Comme tout le monde ou presque de nos jours, vous avez probablement un ou plusieurs chargeurs chez vous pour recharger des téléphones, des tablettes, des écouteurs, des enceintes sans fil ou encore des montres connectées. Et pour éviter les manipulations, vous les laissez peut-être branchés en permanence sur des prises électriques pour que le câble USB puisse être rapidement connecté à vos appareils quand vous avez besoin de les recharger. C’est tellement plus pratique !

Mais voilà : même quand ils ne sont pas utilisés pour la recharge, les chargeurs consomment de l’électricité, simplement en étant branchés. Et au fil des jours, des semaines et des mois, cette consommation « résiduelle » – et totalement inutile – finit par chiffrer. Et elle s’ajoute aux autres consommations sur votre facture d’électricité. 

La question qui se pose alors est à combien s’élève exactement cette consommation. Ou, de façon plus pragmatique, combien cela coûte-t-il par an de laisser un chargeur branché dans la prise quand aucun téléphone n’est en charge.

En fait, pas grand-chose. Mais tout dépend de l’année de fabrication du chargeur et des normes qu’il respecte. En effet, une directive de l’Union européenne impose des exigences à l’électronique vendue dans l’UE, y compris la quantité d’électricité qu’un chargeur peut consommer lorsqu’il n’est pas utilisé. Si le chargeur est de 2010, la consommation en veille peut atteindre 0,5 W. De 2011 à 2022, elle doit être limitée à 0,30 W maximum. Tandis qu’après 2022, elle ne doit pas dépasser 0,10 W. 

Si l’on prend le cas d’un chargeur récent, d’après 2022 qui fonctionnerait 24 heures sur 24 sans être utilisé ; sa consommation pendant un an (365 jours) s’élève à 0,1 x 24 x 365 soit 876 Wh (soit 0.876 kWh). En se basant sur le tarif Bleu d’EDF, de 25 centimes par kWh, cela fait 0.876 x 25 centimes, soit 22 centimes. Un coût dérisoire, donc !

Avec un chargeur produit entre 2011 et 2022, la consommation annuelle monte à 2,6 kWh soit 65 centimes, ce qui est encore très faible. Et avec un modèle de 2010, la consommation atteint 4,3 kWh soit 1,1 euro par an. Pas de quoi se ruiner donc ! Mais attention, si le tarif de l’électricité vient à grimper, ces coûts augmentent. Par exemple si le kWh passe à 50 centimes, il faudra multiplier tous ces montants par 2. 

Enfin, si vous avez un très vieux chargeur, datant d’avant la directive de l’UE, la consommation en veille peut être considérablement plus élevée. Ainsi, on trouve encore des chargeurs consommant 0,75 W voire 1 W ou plus, ce qui entraine un coût annuel de plus de 1,6 euro. Certes, ce n’est toujours pas énorme, mais si vous en avez plusieurs que vous laissez branchés en permanence, cela finir par représenter une somme inutilement dépensée. Sans parler du gâchis d’énergie pour la planète.

Dans tous les cas, il vaut mieux débrancher un chargeur quand on ne l’utilise pas, car il s’use imperceptiblement et il peut entraîner un incendie en cas de dysfonctionnement. C’est particulièrement vrai avec les chargeurs sans marque à bas prix vendus sur Amazon, Temu, AliExpress ou Wish par exemple : la plupart de ces appareils sont de très mauvaise qualité, sans respect des normes européennes, malgré la présence d’autocollant ou de mention CE.

Protéger les pièces d’identité

Astuce pour protéger les pièces d’identité que vous envoyez par Internet

18 mars 2025

Envoyer des documents personnels pour louer un logement ou obtenir un crédit n’est pas sans danger. Heureusement, il existe une méthode simple et gratuite pour limiter les risques d’un usage détourné.

La numérisation des documents et des échanges a rendu de nombreuses démarches beaucoup plus faciles et rapides, mais a également créé de nouveaux risques. Que ce soit pour louer un logement ou un véhicule, faire une réservation pour un voyage ou souscrire un contrat de service quelconque, il faut souvent transmettre des pièces justificatives et des documents administratifs sensibles. Carte d’identité, passeport, avis d’imposition, justificatif de domicile ou encore relevé d’identité bancaire (RIB), vous devez régulièrement fournir ces précieux documents à des tiers, sans savoir exactement ce qu’ils vont en faire.

Trop souvent malheureusement, les documents transmis sont conservés de façon non chiffrée sur des ordinateurs ou des dispositifs de stockage plus ou moins sécurisés, et peuvent alors faire l’objet d’une fuite de données, comme celles qui font régulièrement la une des médias. Parfois, les destinataires sont même des acteurs malveillants, qui utilisent les plateformes de services et les réseaux sociaux pour poster de fausses annonces et ainsi récolter des documents sensibles.

Dans tous les cas, une fois envoyés, ces documents échappent totalement à votre contrôle et peuvent très facilement être détournés à des fins malveillantes ou illicites. Parmi ces utilisations frauduleuses, on pense évidemment à l’usurpation d’identité, par laquelle un escroc peut ouvrir des comptes bancaires ou souscrire des emprunts en votre nom, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques sur votre vie. Mais d’autres documents en apparence moins sensibles présentent également des risques : avec votre RIB, une entreprise malintentionnée peut par exemple facilement mettre en place un prélèvement automatique, dont vous ne vous apercevrez pas immédiatement, et ainsi vous ponctionner d’importantes sommes d’argent sur le long terme.

Filigranefacile
Filigranefacile

Pour limiter ces risques et compliquer la tâche d’éventuels escrocs, une bonne pratique est d’apposer systématiquement un filigrane sur les documents numériques que vous transmettez. Bonne nouvelle, les pouvoirs publics ont justement mis en ligne un service totalement gratuit et sécurisé pour le faire : FiligraneFacile. Très simple d’emploi, ce service permet à tout le monde, sans compte et sans inscription, d’intégrer des filigranes sur des documents personnels avant de les envoyer. Il suffit de téléverser les fichiers concernés sur la page, d’écrire le texte à insérer en tant que filigrane, puis de télécharger les documents ainsi modifiés au format PDF.

Certes, cette méthode de protection n’est pas infaillible et les filigranes peuvent être retirés avec certains outils informatiques, mais elle a le mérite de rendre plus difficile le détournement de ces documents sensibles, ce qui découragera une bonne partie des escrocs, et de signaler au destinataire le caractère confidentiel des éléments transmis. L’utilisation de FiligraneFacile étant simple, rapide, gratuite et sécurisée, il s’agit donc d’une bonne habitude à prendre, qui pourrait éviter bien des problèmes et dont il serait dommage de se priver.

Le protocole RCS va-t-il remplacer le SMS ?

Le RCS n’est pas encore déployé complètement et n’est pas compatible avec les anciens appareils.

En matière de télécommunications, un nouveau protocole baptisé RCS est mis en œuvre peu à peu sur les smartphones et pourrait remplacer les SMS et MMS.

Quelle différence et quels changements pour les abonnés ?

Le RCS (pour « rich communication service ») est un nouveau protocole de messagerie sur les smartphones qui permet de prendre en charge du texte sans limite de longueur (contrairement aux SMS limités à 160 caractères) et d’envoyer des contenus multimédias en haute définition ou animés.

• La possibilité de créer des groupes de conversation

Il offre également la possibilité de créer des groupes de conversation (comme sur WhatsApp) et de passer des appels vidéo. La sécurité est assurée par un chiffrement de toutes les discussions.

Contrairement à WhatsApp, Messenger ou Telegram, le RCS a été développé à l’initiative de la GSMA, une association internationale de professionnels de la téléphonie mobile. Il ne nécessite pas de téléchargement et est accessible directement sur le téléphone mobile. En outre, aucune donnée utilisateurs ne transite sur des serveurs d’entreprises privées.

• Par internet et pas par le réseau mobile

Ce protocole est accessible sur iPhone XR ou ultérieur et sur Android à partir de la version 5.0. Les principaux opérateurs de téléphonie gèrent le RCS (Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free mobile), mais ce n’est pas toujours le cas des fournisseurs alternatifs – comme La Poste Mobile, qui ne le propose pas à l’heure actuelle. Sur les nouveaux modèles, l’option est souvent activée par défaut – d’ailleurs, il est possible de l’utiliser sans s’en rendre compte. Il est toutefois repérable dans la barre de messagerie qui indique “Message RCS”.

• Est-ce la fin du SMS ?

Bien que l’usage du SMS soit en déclin, il ne devrait pas disparaître. En effet, le RCS n’est pas encore déployé complètement et n’est pas compatible avec les anciens appareils. De plus, l’usage du SMS demeure très utile dans certaines circonstances – zones dépourvues d’accès à internet, envoi de code de sécurité par les banques… –, sans compter que tous les abonnés ne sont pas toujours pourvus d’une couverture data suffisante. Le SMS reste donc indispensable pour les personnes qui disposent d’un forfait limité.

Enfin, pour désactiver le RCS et conserver le système des SMS-MMS, il suffit d’ouvrir l’application “Messages”, cliquer sur l’icône de profil en haut à droite, se rendre dans les paramètres, cliquer sur “Chats RCS” et désactiver l’option.

Publier par la Chambre de consommation d’Alsace et du Grand Est
site internet : www.consommer-aujourdhui.fr

Trois fraudes à éviter

Les faux courtiers

Ils ont des techniques toujours plus sophistiquées et de plus en plus de personnes se retrouvent victimes de leurs escroqueries.

Lors du démarchage

À domicile, par téléphone ou même via les réseaux sociaux, le faux courtier se fait passer pour un courtier travaillant pour une société connue du rachat de crédits.
Il instaure ainsi un climat de confiance. D’ailleurs, il détient souvent des informations sur sa victime (identité, crédits détenus, bulletins de salaire…) récupérées illégalement.

La promesse de gain

Le faux courtier fait miroiter un rachat de crédits pour réduire de façon importante le coût des crédits détenus. La promesse d’économie est tentante, via un taux attractif, un contre-remboursement, une compensation par crédit d’impôt.

Comment se déroule l’escroquerie :

  1. Demande de documents personnels
    Le faux courtier demande à la victime de lui transmettre des documents personnels (copie du contrat de crédit, pièces d’identité, copie de l’avis d’imposition…).
  • Souscription à un crédit
    Le faux courtier souscrit alors un nouveau crédit au nom du client, à l’aide des différents documents fournis.
  • Demande d’effectuer un revirement
    Une fois le prêt accordé et les fonds versés sur le compte de la victime, le faux courtier lui demande d’effectuer un revirement sur un autre compte au prétexte de rembourser le premier crédit.
  • Disparition
    Le faux courtier disparaît sans laisser de trace. La victime se retrouve avec un nouveau crédit à rembourser, en plus des précédents.

Adoptez les bons réflexes pour sécuriser vos informations en ligne

  • Comment vous protéger ?
    • Méfiez-vous toujours des offres trop belles pour être vraies et des solutions faciles à obtenir.
    • Si vous recevez une offre de prêt d’un organisme de prêt, cela doit faire suite à une demande de votre part.
    • Ne communiquez jamais vos données personnelles et documents privés de façon non maîtrisée. Si vous avez un doute sur une demande reçue par mail ou après un échange téléphonique, contactez votre organisme de prêt.
    • Il est anormal et même suspect qu’un tiers vous demande de lui reverser les fonds que vous venez de recevoir. Un organisme de prêt peut vous demander un transfert de fonds dans un seul cas : solder votre crédit par anticipation. Le virement se fera alors de votre compte bancaire vers votre compte lié à l’organisme de prêt.
    • Vous pouvez également consulter la liste des sites non autorisés à proposer des crédits en France à l’adresse : https://www.abe-infoservice.fr/liste-noire/listes-noires-et-alertes-des-autorites

Qu’est-ce que le Phishing

C’est une technique frauduleuse destinée à leurrer l’internaute pour l’inciter à communiquer des données personnelles et confidentielles, en se faisant passer pour un tiers de confiance. Il peut s’agir d’un faux mail, d’un faux SMS ou d’un faux appel téléphonique semblant légitime.

Le fraudeur vous incite, souvent avec un caractère urgent, à cliquer sur un lien ou une pièce jointe qui sont malveillants, ce qui peut :

  • Permettre le vol et / ou la fuite de vos données confidentielles, afin de réaliser des actions frauduleuses en utilisant vos données. Le fraudeur peut par exemple réaliser des transactions bancaires en se connectant sur votre compte ou en utilisant votre carte bancaire. Il peut également se faire passer pour vous auprès d’un conseiller.
  • • Conduire à l’installation d’un malware ou d’un ransomware sur votre ordinateur.

Adoptez les bons réflexes pour sécuriser vos informations en ligne

  • Régulièrement, pensez à :
    •  Assurez-vous que votre interlocuteur est légitime et interrogez-vous sur ses intentions.
    •  Prenez le temps de réfléchir avant de réaliser un paiement ou de transmettre des informations personnelles : ne communiquez jamais vos codes, mots de passe et identifiants bancaires, même à votre banque qui ne les demande jamais. 
    • Si vous avez un doute sur l’identité de votre interlocuteur, contactez-le par les moyens que vous utilisez habituellement.  
    • Si l’offre vous semble trop belle, il y a certainement une arnaque derrière.

La fraude par ingénierie sociale

Comprendre les techniques utilisées par les fraudeurs pour obtenir votre confiance et vos informations. Apprenez à détecter les pièges et à réagir en toute sécurité

Hameçonnage ou Phishing
Il s’agit d’une fraude qui exploite des tactiques incluant des emails, des sites Web et des messages textes trompeurs dans le but de voler des informations personnelles ou confidentielles.

Harponnage ou Spear Phishing
Il s’agit d’une fraude qui utilise les emails qui semblent familiers et dignes de confiance, pour mener des attaques ciblées contre des individus et des entreprises.

Hameçonnage vocal ou Vishing
Le vishing se sert d’arnaques vocales pour conduire les victimes de fraudes à faire des choses qu’ils pensent être dans leur intérêt en imposant un sentiment d’urgence. Exemple : message vocal incitant à réinitialiser ses informations bancaires parce que son compte a été piraté.

Appâtage
Cette fraude se base sur le désir humain de récompense. Elle peut survenir en ligne ou en personne et promettre quelque chose à la victime en échange d’une action, comme de télécharger une pièce jointe en l’échange d’un gain.

Attaque de point d’eau ou Water-Holing
Cette fraude cible un groupe d’utilisateurs ainsi que les sites web qu’ils visitent fréquemment (réseaux sociaux). Le fraudeur explore ces sites web à la recherche d’une faille de sécurité puis l’infecte par un maliciel. L’un des membres du groupe ciblé est alors éventuellement contaminé par ce maliciel.

Prétexter ou Pretexting
Technique qui utilise une fausse identité pour amener les victimes à partager des informations. Exemple : le fraudeur envoie un email en prétextant être un représentant du service clientèle qui a besoin de confirmer ses informations bancaires.

Maliciel ou Malware
Programme qui infecte votre système informatique (PC, serveurs, appareil mobile).

Il permet souvent au fraudeur de réaliser des actions malveillantes, tel que récupérer vos données personnelles ou de les chiffrer, afin de vous demander une rançon pour les débloquer. C’est également une porte d’entrée qui permettra au fraudeur de réaliser d’autres actions à votre insu.

Maliciel = Abréviation de « logiciel malveillant ». Il s’agit d’un logiciel conçu et créé dans le but d’endommager un appareil ou causer du tort à son utilisateur.

Les bons réflexes

Restez vigilant et découvrez comment sécuriser vos données personnelles

  • Régulièrement, pensez à :
    • Mette à jour votre anti-virus pour être protégé plus efficacement.
    • Utiliser une connexion Wi-Fi privée et non les Wi-Fi publics (restaurants, hôtels, transports…).
    • Utiliser l’authentification forte lorsque celle-ci vous est proposée.
    • Utiliser toujours des mots de passe complexes d’au moins 14 caractères.
    • Privilégier l’accès direct à vos comptes via le site internet ou l’application mobile de votre banque ou organisme financier.
    • Utiliser directement l’url de l’organisme financier pour accéder au site ou utiliser l’application de l’organisme financier pour gérer vos crédits
  • Restez constamment vigilant et en particulier :

Si votre mot de passe vous est demandé par mail ou téléphone :
Ne le communiquez jamais.

Si vous êtes incité à ouvrir une pièce jointe dans un mail ou SMS :
Ne l’ouvrez jamais si cette pièce est non sollicitée ou semble douteuse. Ne cliquez jamais sur un lien dont vous ne connaissez pas l’origine.

S’il vous est demandé la transmission de données personnelles :
Evitez de diffuser votre adresse mail au risque d’en perdre le contrôle. Ne transmettez jamais de données confidentielles et personnelles ou de documents privés.

Si un soi-disant courtier vous contacte :
Ne reversez aucun fonds que vous venez de percevoir à un tiers. Méfiez-vous toujours des offres urgentes et trop attractives.

Un service Fraude inconnu vous contacte :
Ne transmettez jamais d’information personnelle par téléphone ou par mail. Passez toujours par la messagerie de l’application mobile ou du site internet de votre banque ou organisme financier. N’agissez jamais sous l’urgence, vérifiez l’origine de l’appel ou l’expéditeur du mail. Demandez des précisions ou raccrochez.